Pourquoi le Moyen Orient?

CHAPITRE 1: LES HISTOIRES

 

L'histoire commence à Angoulème, en Charente, dans les années 70.

Dans cette   famille, tout le monde aime les histoires. Tous les soirs, allongés dans notre lit, nous partons en voyage imaginaire avec notre livre. La grande soeur fait découvrir ses lectures à la petite (moi). Pour les anniversaires, les grandes occasions, comme cadeau: un livre!

C'est comme ça  que de nombreux livres de contes sont passés entre mes mains. Tout de suite j'ai été attirée par les ailleurs lointains qui me faisaient rêver, et plus particulièrement par le Moyen Orient. C'est moi qui chevauchait sur un dromadaire sur les dunes de sable blanc! Tout cet univers était très exotique pour une enfant vivant à Angoulème.

Par la suite , cet amour pour le Moyen Orient s'est confirmé par un voyage au Maroc l'année de mes 18 ans. J'ai été séduite par la langue, l'artisanat, la cuisine, les paysages, l'architecture, la musique... et  l'atmosphère générale qui se dégageait.  Même la lumière était différente...

 

CHAPITRE 2: LA DANSE

 

Pendant 10 ans j'ai suivi des cours de danse classique.

Ma vie a pris un tournant inattendu quand j'ai vu cette danseuse orientale à la télévision...

D'abord la musique m'a transportée: elle a parlé à mon coeur, à mon âme, à mon corps.

La danseuse m'a éblouie par sa grâce, ses ondulations hypnotiques, la finesse de ses mouvements.

Mais surtout, elle était devenue la musique.

Je suis tombée amoureuse de cette danse, et cet amour m'habite encore.

Pour moi, la danse orientale (égyptienne) c'est l'expression des sentiments, l'interprétation parfaite de la musique, l'espièglerie et le jeu, l'expression de la féminité, la célébration de la vie.

                                                    

Pourquoi raconter des contes?

Le conte est raconté au présent, temps de l'action: le spectateur est happé par l'histoire, le "film" qu'il est en train de  visualiser grâce à son propre imaginaire.

 Les contes ne sont pas seulement des belles histoires à écouter.

Le conte parle à notre inconscient;  il nous permet de parcourir notre propre chemin initiatique.

Le héros (héroïne) se confronte à l'inconnu, aux difficultés, et réussit les épreuves en développant ses ressources.

Ecouter un conte c'est accepter de s'émerveiller, et donc de voir la beauté, le mystère, la magie des choses de la vie.

Et par ricochet le conte nous aide à nous émerveiller devant les beautés que le monde nous offre.

Le conte nous fait réfléchir  mais  libère aussi notre joie de vivre...

 

Personnellement j'aime les contes qui finissent  bien. J'aime que le public reparte le sourire aux lèvres et plein d'énergie.

Pourquoi mêler conte et danse?

Si dans la plupart de mes spectacles j'entremêle le conte et la danse, ce n'est pas seulement parce que c'est l'expression de mes 2 passions.

Je crois au pouvoir  évocateur des mots, mais aussi des gestes, pour déclencher des sensations ou des émotions. 

Le mariage des deux permet de se reconnecter à ses propres sensations.

Nous pouvons être ému par la description d'un paysage, par l'évocation de l'odeur d'un feu de bois ou le goût d'un biscuit croustillant, mais nous pouvons aussi être touché par la courbe d'un bras, le chatoiement d'une étoffe, le tournoiement d'un voile...

Regarder de la danse c'est danser soit même mentalement,  mais aussi ajouter une dimension supplémentaire à sa rêverie.

 

J'apporte aussi beaucoup d'importance aux costumes que je porte, c'est l'héritage des nombreuses années où je me produisait en tant que danseuse orientale: le costume aussi aide  le public à entrer dans l'univers qui lui est proposé ...